Vers l’intégration des principes de la culture libre à l’Université Laval

Aujourd’hui le 17 juin 2014 se déroulait le Forum sur la culture à l’Université Laval. Cet événement s’inscrit dans l’adoption d’un Agenda 21 de la culture pour l’Université. J’ai participé au forum en tant qu’étudiant des cycles supérieurs.

La journée était organisée en ateliers par équipes et en plénières. Au sein de mon équipe, il fut question à plusieurs reprises d’open culture. (On se demandait si la meilleure traduction était culture libre ou culture ouverte, la question reste justement ouverte…) Je fus très agréablement surpris de constater que certains membres de mon équipe, en particulier un professeur chercheur et une conseillère en bibliothèque, étaient déjà bien au fait de la question. Lors de la synthèse finale en plénière, j’ai rédigé puis partagé la réflexion suivante.


Favoriser ce qu’on appelle «open culture» à tous les niveaux. L’open culture découle, entre autres, du modèle de l’open source en informatique: c’est le pari d’une collaboration universelle dont tous les acteurs profitent, avec un souci de la transparence, de l’accessibilité et du choix de bonnes normes de travail.

En plus de l’open source, les aspects de l’open culture à favoriser à l’Université Laval comprennent l’open access (la publication en libre accès, point sur lequel notre Bibliothèque est déjà bien avancée), l’open science, l’open data etc. Plusieurs enjeux de formation et de recherche sont liés à une telle culture. Par exemple, les avantages techniques et éthiques de l’open source peuvent grandement améliorer les relations de travail et d’apprentissage en favorisant la confiance, l’efficience et la maîtrise des moyens techniques.

Cela touche tous les domaines: toutes les sciences, les lettres, les arts et les techniques. Il est manifeste que l’open culture favorise aussi l’interdisciplinarité, en donnant à tous une confiance renouvelée en leurs moyens et en leurs possibilités de communication.

Enfin, l’appropriation de l’Agenda 21 pourrait passer par une accessibilité maximale grâce à l’application des principes de l’open data et de l’open source.


Ma réflexion semble avoir été bien reçue, autant par les participants que par les organisateurs.

En rétrospective, je me rends compte que la discussion m’a aidé à mieux cerner ma position. Par ailleurs, bien que le contexte de la discussion et les connaissances préalables des participants aient favorisé l’adoption du terme open, je remarque que c’est une concession qui ne me satisfait pas totalement.

D’une part, traduire en français les expressions contenant le terme open est souvent fâcheux et la langue française nous autorise à utiliser sans ambiguïté le terme libre, luxe que les anglophones n’ont pas. Ô combien on en a déjà parlé, mais ô combien cette dynamique ne laisse pas de proposer des défis et des dépassements dans la communication!

D’autre part, outre le défi linguistique, je préfère parler de liberté plutôt que d’ouverture pour des raisons ontologiques. La sémantique de la liberté m’apparaît plus riche et plus productive. Cependant, au Québec, le discours du libre est peut-être moins présent que celui de l’ouverture. Est-ce à cause du contexte nord-américain? Je ne saurais répondre avec concision, alors je vais finir sur cette bombe.

L’important pour moi est que l’Université Laval considère sérieusement l’adoption de tels principes et je n’en suis que plus déterminé à continuer mon apologie du libre dans le domaine des humanités.

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